Comment choisir la bonne crème solaire
29 octobre 2026
Comment choisir la bonne crème solaire
Chaque printemps, dès que les beaux jours reviennent, la même question refait surface : comment choisir la bonne crème solaire ? Avec toutes les informations imprimées sur le tube, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. Que signifient les indice SPF et les UVA et UVB figurant sur l’emballage signifient-ils réellement ? Comment savoir quelle protection convient vraiment à votre peau ? Ces questions reviennent chaque année et méritent des réponses claires.
Bonne nouvelle : choisir une crème solaire adaptée n'est pas compliqué dès lors que l'on connaît quelques repères simples. Voyons ensemble ce que signifient les informations figurant sur le tube et comment s'en servir pour faire un choix éclairé, tant pour votre peau que pour celle de vos enfants.
Que signifie réellement l'indice SPF ?
Le chiffre le plus visible sur un tube de crème solaire est le SPF. Ces trois lettres signifient « Sun Protection Factor » (facteur de protection solaire). Cet indice mesure l'efficacité de la crème contre les rayons UVB, les rayons ultraviolets B qui atteignent la surface de la peau et provoquent des coups de soleil.
Mais que signifie réellement le chiffre qui suit, un 30 ou un 50 ? En théorie, il vous indique combien de temps de plus votre peau peut rester au soleil avant de brûler. Avec un indice SPF 30, cela prend environ trente fois plus de temps qu’une peau non protégée. Avec un indice SPF 50, environ cinquante fois plus de temps. La mention « SPF 50+ » correspond au niveau de protection le plus élevé du marché, celui recommandé pour les peaux claires et pour les enfants.
On pourrait donc penser qu'un indice SPF 50 protège bien davantage qu'un indice SPF 30. En réalité, la différence est moins importante que la plupart des gens ne le croient. Le moyen le plus clair de s'en rendre compte est d'examiner la proportion de rayons UVB que chaque crème bloque réellement. Un indice SPF 30 en bloque environ 97 %, un indice SPF 50 environ 98 %. L'écart entre les deux est donc très faible.
Alors, quel indice choisir ? Pour les peaux claires ou sensibles, pour les enfants ou pour une longue journée en plein air, un indice SPF 50+ reste le choix le plus sûr. Pour un usage quotidien en ville, un indice SPF 30 suffit amplement. Mais surtout, n’oubliez pas que la quantité que vous appliquez sur votre peau est tout aussi importante que le chiffre indiqué sur le tube.
Les rayons UVA : l'autre menace contre laquelle il faut se protéger
L'indice SPF ne vous renseigne que sur les rayons UVB. Or, le soleil émet également un deuxième type de rayons, les UVA, ou ultraviolets A. Ils sont moins connus, mais tout aussi importants. Contrairement aux UVB, ils ne provoquent pas de coup de soleil visible. Ils pénètrent plus profondément dans la peau et sont présents toute l’année. On les retrouve même par temps nuageux ou derrière une vitre, car ils traversent également le verre. Ce sont ces rayons qui accélèrent le vieillissement cutané et contribuent aux risques à long terme. C’est précisément parce qu’ils agissent en silence, sans coup de soleil pour tirer la sonnette d’alarme, que leur effet sur la peau au fil des années a longtemps été sous-estimé.
Une bonne crème doit donc protéger à la fois contre les UVB et les UVA. Pour vérifier cela, un seul repère suffit : recherchez les lettres « UVA » à l’intérieur d’un cercle, imprimées quelque part sur le tube. Il s’agit d’une norme européenne. Sa présence garantit que la protection contre les UVA atteint au moins un tiers de l’indice SPF indiqué sur le tube, ce qui assure une protection équilibrée contre ces deux types de rayons. Si ce cercle n’apparaît nulle part, il vaut mieux choisir une autre crème.
Filtres minéraux ou organiques : lequel choisir ?
Il existe deux grandes familles de filtres solaires sur le marché. Les deux sont efficaces, et le choix dépend principalement de votre type de peau. Aucune des deux ne doit être écartée d’emblée.
Filtres minéraux restent à la surface de la peau et réfléchissent les rayons du soleil, un peu comme un miroir. Ils conviennent particulièrement bien aux peaux sensibles et aux jeunes enfants, car ils commencent à protéger dès leur application, sans le temps d’attente requis par certaines autres formules. Ils sont également très bien tolérés. Auparavant, ils laissaient un léger voile blanc, qui est désormais beaucoup moins visible dans les formules récentes.
Filtres organiques absorbent les rayons UV. On les appelle également « filtres chimiques ». Leur texture est souvent plus légère et plus facile à étaler, ce qui permet d'en appliquer une quantité suffisante. Ils conviennent aux peaux ne présentant pas de sensibilité particulière, c'est pourquoi on les retrouve dans une grande partie des crèmes vendues en magasin, des sprays pour le corps aux soins quotidiens du visage.
Le choix idéal dépend donc de votre peau et de vos habitudes. Une maman dont l'enfant a la peau très sensible se tournera vers un filtre minéral. Une personne qui n'aime pas la sensation de peau grasse préférera une crème bio plus légère. La meilleure crème reste celle que vous appliquez réellement, parce que vous appréciez sa texture.
Quelle quantité de crème solaire faut-il appliquer, et à quel moment ?
Ce point est crucial. Pourtant, la plupart des gens le négligent presque toujours. Les indices de protection sont mesurés en laboratoire avec une quantité précise de crème. Au quotidien, on en utilise souvent deux à trois fois moins que nécessaire. Les raisons : la crainte d'un fini gras ou le manque de temps le matin. Un SPF 50 appliqué en quantité insuffisante finit par offrir une protection à peine supérieure à celle d’un SPF 20. La quantité appliquée est au moins aussi importante que l'indice que vous choisissez.
La quantité recommandée est facile à retenir. Pour le visage et le cou, comptez environ une cuillère à café de crème. Une astuce pratique vous aide à vous en faire une idée : la règle des deux doigts. Étalez la crème sur toute la longueur de votre index, puis de votre majeur : vous obtiendrez ainsi la bonne dose. Cette dose s’applique à une seule application, quelle que soit l’activité en extérieur. Elle convient aussi bien pour une longue journée à la plage que pour une petite sortie en ville. Pour le corps entier d’un adulte, comptez l’équivalent d’un verre à liqueur, soit environ trente millilitres.
Le moment choisi a aussi son importance. Appliquez la première couche environ vingt minutes avant de sortir, afin que la crème puisse former un véritable film protecteur sur la peau, puis renouvelez l’application toutes les deux heures en cas d’exposition directe au soleil. La raison de cette fréquence est simple : les filtres UV se dégradent naturellement au fil des heures, sous l’effet de la de la transpiration, du sébum et des frottements subis par la peau tout au long de la journée. Pensez également à renouveler l’application après chaque baignade et après une forte transpiration, car c’est à ce moment-là que la majeure partie de la crème s’enlève.
Les endroits que l'on oublie souvent
Même lorsque nous appliquons de la crème, on oublie souvent certaines zones. Les oreilles et la nuque sont très exposées au soleil, tout comme le le dessus des pieds et les coins des lèvres. Pour les lèvres, un stick solaire fait très bien l’affaire. Pensez également à protéger le cou des enfants, très exposé lorsqu’ils jouent penchés en avant. Un chapeau à large bord et un t-shirt anti-UV résolvent en grande partie le problème sans aucun effort.
Que signifient les autres mentions figurant sur le tube ?
Au-delà de l'indice SPF et du symbole UVA, d'autres mentions figurent sur l'emballage. Certaines rassurent davantage qu'elles n'informent. Il est utile de savoir ce qu'elles signifient réellement. Les termes « protection solaire totale » sont désormais interdites en Europe, car aucune crème ne bloque tous les rayons. Si vous les voyez encore sur un ancien tube, méfiez-vous. Les mots « protection longue durée » ne vous dispense pas de renouveler l'application, car la crème reste efficace pendant environ deux heures. La mention « pour peaux sensibles » ne sont régies par aucune règle officielle, ce qui signifie que deux crèmes affichant la même allégation peuvent cacher des formules très différentes une fois que vous lisez la liste des ingrédients. Pour vous faire votre propre opinion, vérifiez plutôt si la crème contient des filtres minéraux et pas de parfum ajouté. Enfin, « résistante à l'eau » signifie que la crème résiste un certain temps dans l'eau, mais qu'il faut en réappliquer après la baignade.
Tout cela n'a rien de vraiment inquiétant. Il s'agit simplement d'apprendre à lire les informations figurant sur un tube de crème, un peu comme on apprend à lire les étiquettes des produits alimentaires au supermarché.
La crème solaire a-t-elle une date de péremption ?
Oui, la crème solaire ne se conserve pas indéfiniment. Sur le tube, un petit symbole représentant un pot ouvert indique le nombre de mois pendant lesquels la crème reste efficace après ouverture. Passé ce délai, les filtres protègent moins bien. La chaleur altère également la crème. Un tube laissé toute la journée en plein soleil sur le sable, puis rangé encore chaud dans un sac fermé, perd une partie de son efficacité sans que cela ne se voie à l'œil nu. Conservez-le plutôt à l'ombre, dans votre sac. Pour la peau des enfants, il vaut mieux commencer chaque été avec une crème neuve.
La crème solaire suffit-elle à elle seule ?
C'est sans doute la partie la plus importante de cet article. La crème solaire reste un allié précieux pour profiter du soleil en toute sérénité. Et pourtant, comme nous l'avons vu tout au long de cet article, elle a ses limites.
Le premier concerne la quantité. Un indice SPF 30 ou 50 offre souvent une protection inférieure à celle escomptée, car la plupart des gens en appliquent bien moins que la dose recommandée. Le deuxième concerne les conditions réelles. La transpiration et la baignade en éliminent une bonne partie, tout comme le simple fait de s'essuyer avec une serviette.
C'est là que les vêtements entrent en jeu. Un maillot de bain anti-UV ou un t-shirt à manches longues certifié UPF 50+ bloque plus de 98 % des rayons du soleil. L’indice UPF est au tissu ce que l’indice SPF est à la crème solaire : il indique la proportion de rayons UV que le vêtement laisse passer. Un tel vêtement ne s'use pas et ne nécessite pas d'être réappliqué, ce qui protège de vastes zones du corps en continu, du matin au soir, sans que vous ayez à surveiller l’heure ou à rappeler les enfants toutes les deux heures pour qu’ils enfilent une couche supplémentaire.
La crème continue alors à jouer pleinement son rôle sur le visage et les mains, c'est-à-dire les zones que le vêtement laisse à découvert. La meilleure protection ne consiste donc pas à choisir entre les vêtements et la crème. Elle résulte de leur combinaison : le vêtement couvre les grandes surfaces sans que vous ayez à vous en soucier, et la crème prend le relais sur le reste.
Foire aux questions
SPF 30 ou SPF 50 : lequel choisir ? Les deux offrent une bonne protection lorsqu'ils sont appliqués en quantité suffisante. L'SPF 50 est recommandé pour les peaux claires ou sensibles et pour les longues journées au soleil, y compris pour les enfants. L'SPF 30 suffit pour un usage quotidien en ville. Là encore, c'est la régularité qui compte plus que la différence entre les deux indices.
SPF, UVA, UVB : que signifient ces sigles ? Le SPF (Sun Protection Factor) mesure la protection contre les UVB, les rayons responsables des coups de soleil. Les rayons UVA pénètrent plus profondément dans la peau et contribuent à son vieillissement. Une bonne crème protège contre les deux, ce que garantit le symbole « UVA dans un cercle ».
Faut-il quand même mettre de la crème sous des vêtements anti-UV ? Sous un vêtement certifié UPF 50+, ce n'est pas nécessaire. Il protège déjà bien les zones qu'il couvre. La crème reste utile sur le visage et les mains, les zones que le vêtement laisse découvertes.
La crème de l'année dernière est-elle encore bonne ? Cela dépend de la date d'ouverture et des conditions de conservation. Un tube ouvert depuis plus d'un an, ou exposé en plein soleil, a probablement perdu une partie de son efficacité. En cas de doute, il vaut mieux en acheter un nouveau, surtout pour la peau des enfants.
Alors, comment choisir la bonne crème solaire ?
Au moment de faire votre choix, quelques critères simples suffisent. Vérifiez tout d’abord que la crème offre une protection à large spectre : le symbole « UVA » doit figurer sur le tube, à côté de un indice SPF adapté à votre peau. Ensuite, choisissez une texture qui vous plaît vraiment. Qu'elle soit minérale ou bio n'a pas vraiment d'importance, tant qu'elle vous donne envie de l'appliquer souvent et en quantité suffisante. Enfin, vérifiez la date de péremption, surtout pour la peau des enfants. Rien de plus simple que ça.
Le reste, c'est simplement une question d'habitude : une bonne dose, à renouveler toutes les deux heures. Et pour se faciliter la vie, le plus efficace est de couvrir la peau. Un maillot de bain anti-UV ou un t-shirt à manches longues certifié UPF 50+ protège de larges zones du corps sans crème et sans avoir à renouveler l'application, du matin au soir. Un chapeau à large bord vient compléter le tout pour protéger le visage et le cou. La meilleure protection reste celle que l’on porte réellement.